En deux mots...

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Continuez à fixer votre écran. Non, ne battez plus des paupières, comme pour faire disparaître une illusion. Laissez les lignes se chevaucher, s’emmêler, se fondre, se confondre. Passer outre les 0 et les 1, deux constantes impassibles qui régissent le monde virtuel. Dérivez, et regardez les images venir, l’écran se fondre comme pour former un miroir, une ouverture. L’encre alphanumérique dessine un paysage, ou peut-être un visage. Vous avez mal mais vous êtes immobiles, fixes, constants, une larme coule le long de votre joue. Votre corps réclame un soulagement, un seul battement de paupière, ne lui donnez pas. Buvez, avalez les lignes, suivez les dans leurs courses folles, dans leur distorsion…

***

 

Acceuil... hall intérieur.

 

 

Hall intérieur...

 

 

Bienvenue chez moi.

 

Au fur et à mesure de ces lignes, vous pourrez me découvrir, profondément, voir qui je suis vraiment, ou me perdre, si loin que vous ne me retrouverai jamais.

 Entre la réalité et les rêves, l'être et le paraître, à vous de voir et de juger. Ici vous êtes seuls face au monde que je dépose à vos pieds. Sachez le comprendre ou reniez-le, mais ne le calomniez pas.

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 "Marchons sur le sentier qui sépare l'ombre des ténèbres, minuscule filament de diamant, toujours en équilibre, vers Aeden, le pays du renouvellement éternel. Que le faucon et la déesse chasseresse guident mes pas, et éclairent mon chemin..."

 

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 Sylin esa athea en esa nëa

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Lundi 23 janvier 2006

;)

Ah, et.....

 

J'oublais. Il n'y a plus rien à espérer ici.

 

Ou qui sait... plus tard.

 

Suivez moi plutôt par là :

 

www.6degres.net/seuil/

 

 

Par Kerian-Ashean - Publié dans : Labyrinthe des mots
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Lundi 26 décembre 2005

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Yule est passé.

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Comme un reflet, un nuage, un miroitement de choses trop ternies pour revenir.

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Nous nous avançons encore dans l'ombre, et les fontaines de lumières se sont tarries. Les pensées s'engluent aux fond des esprits et de l'autre côté, la vermine grouille et grandit.

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Se rendent-ils aussi compte de l'inéductable? De la brume qui recouvre tout, jusqu'a nous perdre, et des ricanements qui se chargent de nous perdre encore plus loin?

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Les portes sont couvertes de toiles d'araignées et de poussière, elles se referment peu à peu à nous, comme sous la poussée intérieure d'une jungle de parasites, de mauvaises herbes.

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A Samhain, le renouveau n'a pas recouvert le monde.

A Yule, la lumière s'est faite faible et s'est perdue dans le brouillard.

A Beltane, les feux s'éteindront-ils?

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Attendons encore, vous dis-je, attendons l'éclat et la cassure du miroir, pour de nouveaux éclats, pour de nouveaux reflets.

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Attendons le renouveau dans la guerre, la cendre et la destruction.

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Dormons, derrière nos murailles, enfermés dans nos soupirs.

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A notre marche future, mes frères.

Au réveil du prince, sur son son trône de ronces.

Par Kerian-Ashean - Publié dans : Labyrinthe des mots
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Dimanche 2 octobre 2005

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Est-ce que demain finira bien?

J'ai que dix ans, je n'en sais rien...

 

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Quelques nouveauté, afin de ne pas laisser mourrir quelque chose que j'ai longtemps entretenu et auquel j'ai beaucoup tenu. Les choses changent, encore et toujours.

Tous les derniers événements, tous autant qu'ils sont, m'ont incité à faire le point, à me poser, à fermer les portes alentours pour ne rester qu'avec moi même. Chose à laquelle le dernier sabbat m'a aidé.

En bref, tout va mieux aujourd'hui. J'ai pu travailler sur moi même et changer certaines choses, certaines façons de penser et de faire qui ne me plaisaient pas. Il reste des gros points que je ne peux pas encore modifier, le temps fera lui aussi son oeuvre...

La reconquête du royaume de Magia se fera bientôt, je le sens dans le vent qui agite les arbres et dans les étoiles. Bientôt, je pourrai retourner.

Bientôt ;)

 

 

Ps : Désolé Aranna, je me souvenais que tu m'avais envoyé cette image, mais pas que tu l'avais fais. Donc je m'en excuse, et je précise que ce dessin à été fait par Aranna. Lien de son blog à droite ;)

Par Kerian-Ashean - Publié dans : Labyrinthe des mots
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Mardi 23 août 2005

 

 

 

 

 

Une vue en hauteur sur le monde d'en bas. De la pluie qui coule et lave les carreaux, emportant avec elle nos doutes et nos remords.

  

 

 

 

Pour moi, la plus grande qualité restera toujours la capacité d'observer. La plus grande qualité et le plaisir le plus immuable qui soit.

  

 

Se voir au travers des autres, et vice-versa. Je pourrai passer des heures sur un balcon dans Paris à regarder les passants, avec toujours autant de volupté. Comme un bonbon caramélisé qui craque sous la dent, une friandise éphémère, mais un paquet bien remplis.

  

 

J'aime lire leurs vies, leurs humeurs et leurs soucis sur leurs visages depuis mon perchoir en hauteur. M'en inventer certaines, peut-être même beaucoup, et imaginer ce qu'ils pensent, eux, immergés dans la bulle de nos ennuis quotidiens. Se laisser dériver, porté par le courant qui les emporte dans sa danse, et d'où certains ne seront jamais capables de revenir.

  

 

Mais il ne me suffit pas d'en en hauteur dans une ville pour pouvoir me détacher et apprécier un spectacle aussi agréable que la pièce que nous jouons tous les jours pour les Dieux. Et quand, parfois, je baisse la tête, ou je lève les yeux pour me perdre dans l'étendue du ciel, que je me détache de la conversation, de la bulle environnante, ça n'est pas par lassitude. C'est pour pouvoir retrouver un perchoir et m'extraire du cadre et du tableau. Comme un observateur immergé dans la toile, comme un espion qui joue l'acteur.

 

 

 

 Voir les rires dans la peau des yeux qui se plisse, le pétillant dans l'intensité du regard, l'accomplissement dans la démarche et le but au loin, comme épingler sur le ciel, à l'horizon. Fermer les yeux et sentir les courants d'euphorie qui traversent les autres, comme des volutes de fumées, évanescentes, diaphanes, mais au brillant de la soie.

  

 

Et même en parlant, en faisant mine de mener la conversation, s'arrêter un instant et se regarder parler, tourner la tête et voir les oreilles attentives et les pensées qui s'assemblent, pour orienter une cascade de parole et une sphère d'échange toujours en mouvement.

  

 

Sortir juste un instant de nos turpitudes et de nos humeurs, de nos angoisses et de nos doutes, et regarder.

  

 

Et pourtant, la Déesse seule sait qu'elle ne m'a pas donnée toutes les chances pour voir. Mais voir au delà des yeux, déchirer la rétine pour créer un passage, arracher les paupières afin d'y voir clair, ça, j'en suis capable.

  

 

 

 

Et toujours cette soif de voir et d'observer, comme une dépendance et une piqûre si douce, comme la caresse de gants de velour.

 

 

Toujours voir et reculer, pour mieux élaguer le passage et prendre de la hauteur.

  Une vue en hauteur sur le monde d'en bas. De la pluie qui coule et lave les carreaux, emportant avec elle nos doutes et nos remords.

  Et en bas, tout en bas, la fourmilière de la vie qui s'étend toujours un peu plus...

  

 

 

 

Ouvrons nos yeux.

 

 

 

 

 

 
Par Kerian-Ashean - Publié dans : Labyrinthe des mots
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Samedi 20 août 2005

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Un besoin, une envie...

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Envie de dire aux personnes rares mais précieuses qui passent encore et régulièrement ici à quel point elles m'importent.

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Il est peut-être temps de déserter les glaces pour un moment.

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Après une conversation qui m'a fait un bien immense ( Merci, fils de la Lune... ) j'ai pu écarter certaines brumes et rejoindre des rivages de vérité.

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Je reste un enfant...

avec sa force d'innocence, sa colère, meurtière et destructrice...

avec son amour, ses souffrances, ses blessures, ses doutes et ses besoins...

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Je suis l'enfant des Tisseuses, celui qu'elles observent tomber, se relever et lutter avec un sourrire au coin des lèvres et des regards de miel.

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Celui qu'elles punissent parfois mais qu'elles aident à avançer, en lui apportant des pilliers pour ce qu'il ne peut pas porter lui même.

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Celui qui sent leurs mains dans son dos le pousser et lui souffler "avance, Fils du Vent, avance et accomplis notre volonté" .

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Mais j'accepte ma place, j'accepte être l'enfant et le jouet, la marionette qui peut être docile ou brûler les doigts. Aujourd'hui je ne cherche plus un équilibre que je n'aurai pas. Je cherche à connaître mon déséquilibre et à maitriser mes extrêmes.

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Pour garder précieusement, comme une larme de cristal, ce qui fait ma plus grande force et ma plus grande faiblesse.

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N'ayez crainte de me dire ma jeunesse, ou mes erreurs. Je les connais. Je connais votre amour et votre amitié, je connais votre volonté pour m'aider à éviter les fosses et les gouffres qui se dressent sur ma route. Je sais que vous êtes là.

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Et j'ai tellement besoin de vous. Besoin de me blottir dans vos paroles chaudes et douces, dans vos conseils, dans nos rires, de me serrer tout contre votre coeur pour s'avoir qu'il bat aussi dans le miens.

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Sachez que je suis là.

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Que je vous aime, plus que tout, le passé ne m'ayant pas souvent donné autre chose à aimer. Que sans vous, je marche en aveugle et me perds.

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Que je serai toujours là, pas forcément celui pour conseiller, ni celui pour guider, mais au moins pour écouter.

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Que ma présence, ma chaleur et ma douceur seront toujours là pour vous, même si elles ne passent pas souvent les masques et les apparences.

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Que quand mon coeur s'appaise il se jette vers vous.

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Sachez surtout qu'un jour,  mes masques disparaitront pour tous,

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Perlïaneh Mescen...

Perlianeh Mescen Töh...

 
Par Kerian-Ashean - Publié dans : Labyrinthe des mots
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Vrac, prélude...

 

De Failles et d'Ombres... 

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